Séance d'hémodialyse
Une séance d'hémodialyse consiste à:
- établir les connexions vasculaires avec le circuit
extracorporel : le raccordement des vaisseaux du
malade au dialyseur se fait par 2 tubes ou
"lignes", faites de matière plastique souple,
insérées sur le segment veineux dilaté de la fistule
artério-veineuse. La ponction de l'aiguille
"artérielle", qui amènera le sang à la
machine et au dialyseur, sera faite aussi loin que
possible ( 5 cm au minimum ) par rapport à l'aiguille
"veineuse" ( qui ramènera le sang au malade)
de façon à éviter des phénomènes de recirculation du
sang dialysé. La ponction de la fistule artérioveineuse
doit se faire en suivant des règles d'asepsie très
strictes : pour le patient avec lavage de l'avant bras et
asepsie (Bétadine) des sites de ponction, pour
l'infirmière avec masque, blouse stérile, lavage des
mains et port de gants à usage unique. Les aiguilles, au
diamètre important, sont courtes et sont munies
d'ailettes qui permettent leur fixation sur le bras par
des bandes adhésives après leur mise en place. Elles
sont reliées à un court tuyau permettant le branchement
à la ligne du dialyseur. La ponction doit être aussi
peu traumatique que possible, la douleur et
l'appréhension du malade pouvant être diminuées par
l'application, 30 minutes avant la ponction, d'une crême
anésthésique (crème Emla R). Le choix des aiguilles et
des points de ponction, leur fixation, sont très
importants. La non observance de ces règles conduira aux
complications les plus sévères.

- éviter les phénomènes de coagulation par
l'injection d'héparine: le sang qui circule dans le
circuit extracorporel doit être incoagulable. Plusieurs
procédés sont possibles, variables selon les centres et
les malades , car les besoins en héparine dépendent de
la sensibilité individuelle. La dose d'héparine est
donc fixéee empiriquement pour chaque malade.
- réaliser l'utrafiltration pour maintenir le
"poids sec", c'est à dire le poids de
base pour lequel le malade a une tension artérielle
normale, ce poids étant déterminé pour chaque patient.
La quantité de liquide à soustraire par ultrafilration
est la différence entre le poids mesuré avant dialyse
et ce poids sec. Le débit d'ultrafiltration sera donc
ajusté exactement pour obtenir la perte de poids
nécessaire, en tenant compte du volume de liquide de
rinçage injecté pour la restitution du sang en fin de
dialyse, voir de la quantité de boissons ingérées par
le malade au cours de la séance.
Le rôle de l'infirmière est essentiel, car c'est elle qui
assure le bon déroulement de la séance, surveille les systèmes
de contrôle qui évitent les accidents techniques, et prévient
le médecin en cas d'incidents cliniques (chute de tension
artérielle, crampes musculaires, réactions fébriles).
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public"