Résultats

Le rein transplanté fonctionne comme un rein normal, et on sait qu'on peut très bien vivre avec 1 seul rein. La plupart des malades greffés vont donc retrouver un état de santé normal. La meilleure preuve est la possibilité pour une femme qui a eu une greffe de rein de pouvoir avoir des enfants normaux, alors que les grossesses menées à bien sous dialyse sont exceptionnelles. Surtout, on doit retenir que 10 ans après la greffe, ces bons résultats se maintiennent chez les 2/3 des greffés, un peu plus lorsque la greffe a été faite à partir de donneur vivant apparenté.

Mais pour que le rein greffé fonctionne normalement, il faut que le sujet prenne tous les jours des médicaments, dont certains, lorsqu'ils sont prescrits à doses élevées, peuvent avoir des effets secondaires négatifs, d'autant plus que ces médicaments sont donnés à des patients qui ont été fragilisés par de nombreuses années d'insuffisance rénale et de dialyse. De nombreuses complications peuvent donc survenir dans les années qui suivent la greffe, surtout chez ce contingent de sujets qui ne tolèrent leur greffe qu'à la condition de prendre des doses relativement importantes de médicaments immunosuppresseurs.

De nombreux progrès ont été faits au cours de ces dernières années, grâce à l'association de plusieurs immunosuppresseurs, chacun d'entre eux étant utilisés à dose plus faible, donc moins dangereuse. C'est en particulier le cas des complications qui étaient dues à la cortisone ( prise de poids, diabète, fragilité osseuse avec risque de fracture, augmentation du cholesterol avec risque d'atherome sur les vaisseaux),devenues moins fréquentes.De même; les infections dues à des germes parfois inhabituels (infections "opportunistes"), en rapport avec une état trop important de suppression des défenses immunologiques , ont perdu beaucoup de leur gravité. Par contre, les infections virales, malgré l'introduction de nouveaux médicaments efficaces, continuent à poser des problèmes, certaines d'entre elles pouvant favoriser l'apparition de cancers. C'est la raison pour laquelle il ne faudra pas s'acharner à vouloir maintenir un greffon qui est mal toléré, avec de nombreux épidoses de rejet se succédant les uns les autres, malgré de fortes doses de médicaments. Mieux vaut interrompre le traitement et repasser en dialyse, en attente d'une nouvelle transplantation. La vraie difficulté est naturellement le nombre insuffisant de greffons disponibles, et l'attente risque d'être longue.

 

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