Les membranes de dialyse
Elles séparent les 2 compartiments, sang et liquide de dialyse. Ces membranes comportent des milliers de pores microscopiques qui permettent le passage d'eau ("solvant") et de certaines substances dissoutes ("solutés") de petit volume, mais pas celui de substances de volume plus important comme les globules rouges ou les protéines du sang : ces membranes sont dites "semi-perméables".
Les échanges entre les 2 compartiments vont s'effectuer suivant 2 mécanismes physiques :
Les membranes de dialyse sont des polymères d'origine soit naturelle (cellulose) soit synthétique. L'industrie a mis au point un grand nombre de membranes qui se différencient en fonction de leur plus ou moins grande perméabilité à l'eau et aux substances dissoutes.
La circulation extracorporelle, avec mise en contact du sang avec ces membranes et les parois du circuit où il chemine, est à l'origine de certains phénomènes biologiques complexes traduisant la plus ou moins bonne tolérance, ou "compatibilité", entre sang et parois : réaction fébrile, micro- coagulation dans le circuit, parfois réaction d'intolérance immédiate avec éternuement, larmoiement, rougeurs de la peau. Les progrès dans la stérilisation du matériel ont permis de diminuer l'importance de ces réactions.
Les membranes cellulosiques procurent une excellente élimination des solutés de petite taille et une élimination modérée d'eau. Leur inconvénient est leur interaction avec les élements du sang à l'origine de problèmes de biocompatibilité. Les principales sont la Cuprophane, l'acétate de cellulose, le triacétate de celullose, l'Hémophan.
Les membranes synthétiques ont une perméabilité à l'eau plus importante et une meilleure compatibilité biologique. Les principales sont la polyacrylonitrile, l'AN69, la polysulfone, la polyamide.