Dialysat
Le liquide de dialyse qui circule dans le dialyseur, séparé du sang par la membrane semi-perméable, est composé d'eau et de sels minéraux à une concentration très proche de celle qui existe dans le sang.
Le liquide de dialyse doit corriger l'excès d'acides ("acidose") dans le sang du malade par l'apport de bicarbonate, qui va neutraliser ces acides . Mais comme le bicarbonate précipite en présence de calcium et de magnésium, on a utilisé dès les premiers temps de la technique l'acétate de sodium, qui ne précipite pas, et qui sera transformé par le foie du malade en bicarbonate. Cependant il existe une limite à cette transformation de l'acétate par l'organisme, et un taux sanguin trop important a été incriminé à l'origine de chutes de la tension artérielle, de crampes et de vomissements. Le bicarbonate, mieux toléré, a été progressivement réintroduit lorsque des artifices techniques ont permis d'éviter la précipitation du calcium et magnésium : la dialyse au bicarbontate est mieux tolérée, et elle doit être utilisée chez les malades à risque cardio-vasculaire ou lorsqu'on emploie des dialyseurs à haute performance.
Le liquide de dialyse est préparé automatiquement et en continu par le générateur de dialysat qui réchauffe l'eau. L'eau de ville a été préalablement purifiée par passage sur toute une série d'éléments disposés en chaine (filtres, adoucisseur, système d'osmose inverse), de façon à ôter tous les contaminants (bactéries, aluminium, particules insolubles, etc...). Il existe une législation très stricte, qui établit la composition de l'eau à utiliser dans les centres de dialyse. La surveillance du système de purification de l'eau doit être constante.