(mise à jour décembre 2003)
L'immunosuppression a pour but de contrôler la réponse immunologique du receveur vis à vis des antigènes du donneur. Les immunosuppresseurs actuellement disponibles ne sont pas spécifiques, en ce sens qu'ils n'agissent pas spécifiquement sur les antigènes d'un greffon donné. Diminuant, voir supprimant les réponses immunologiques du sujet vis à vis de tous les antigènes, ils peuvent induire un syndrome d'immunodéficience, avec un risque d'infection et de carcinogénèse. En plus de cette toxicité immunologique sur le système lymphoïde, chaque produit a une toxicité extra-immunologique (rein, moëlle, cerveau) en général dose-dépendante.
Les immunosuppresseurs utilisés actuellement en transplantation d'organes sont soit des agents pharmacologiques, soit des agents biologiques. De nombreux produits sont en voie d'évaluation, indiqués en italique dans le tableau suivant.
3. Ciclosporine, Tacrolimus , Sirolimus: liaison avec les immunophilines
4. Deoxyspergualine : mécanisme d'action non élucidé |
1. Polyclonaux : lymphoglobuline ( cheval), thymoglobuline (lapin) 2. Monoclonaux :
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On rappelle que les procédés physiques d'immunosuppression ne sont plus employés en dehors de circonstances très particulières :
- irradiation, irradiation totale lymphoïde, irradiation UV
- plasmaphérèse, leucophérèse
- drainage du canal thoracique
- thymectomie, splénectomie
Les protocoles cliniques tiennent compte des 3 buts de l'immunosuppression :
- période d'induction au cours des 2-3 premières semaines post-greffe : utilisation, à doses moyennes, de plusieurs produits associés pour obtenir l'acceptation de la greffe
- période d'entretien : utilisation de faibles doses, suffisantes pour prévenir une rejet, mais préservant les défenses de l'hôte
- période du traitement du rejet, en utilisant de fortes doses de corticoïdes/autres produits
- Abramowicz D., Wissing K.M., Broeders N. : Stratégies d'immunosuppression en transplantation rénale au début du troisième millénaire. Actualités néphrologiques Jean Hamburger, Hôpital Necker 2000.Flammarion ed. Paris,p.99-113
- Halloran Ph.F. : Molecular mechanisms of immunosuppressive drugs and their importance in optimal clinical outcome. 8/2000. http://www.medscape.com