DONNEUR
Donneur vivant ou reins de cadavre? Cette alternative a été
résolue de manière variable selon les équipes, les pays, les cultures. La réflexion bio-éthique a permis heureusement de
faire émerger un consensus sur les points suivants :
- Une réglementation est nécessaire: en France, les lois
de bio-éthique de juillet 1994 relatives l'une au
respect du corps humain, l'autre au don et à
l'utilisation des éléments et produits du corps humain,
ont tracé le cadre réglementaire dans lequel
s'inscriront progressivement les précisions et
adaptations nécessaires. Cette réglementation complexe,
mise en oeuvre par l'Etablissement Français des Greffes,
est étudiée plus en détail au chapitre organisation.
- Les reins prélevés chez les sujets en état de mort
cérébrale, ou "reins de
cadavre", fournissent la majorité des
transplantations effectuées dans le monde.
- Les reins prélevés chez des donneurs
vivants sont utilisés dans 5% à 40% des
transplantations effectuées, pourcentage variable selon
les pays en fonction des données socio-culturelles.
L'insuffisance du nombre de reins de cadavre par rapport
au nombre de malades dialysés inscrits sur les listes
d'attente explique la tendance actuelle à recourir plus
volontiers à ce type de donneur. L'extension aux donneurs vivants non apparentés
doit être strictement réglementée, voir même exclue
pour certains, pour éviter les dérives à motivations financiaires.
- La complexité de la "chaine" menant au
prélèvement implique une excellente
coordination entre les différents équipes
mobilisées. Cette coordination est effectuée par un
médecin, ou plus souvent par une infirmière
coordinatrice dont le rôle est essentiel.