La transplantation rénale s'est considérablement simplifiée depuis la période héroique des années 1960-1970. Certaines complications ont pratiquement disparu par leur prévention systématique grâce à des médicaments efficaces (anti-H2 pour les hémorragies digestives, trimethoprim-sulfamethoxazole pour les infections à Pneumocystis carinii). La diminution des doses de corticoïdes, rendue possible par la ciclosporine, a permis de diminuer la fréquence et/ou gravité des infections bactériennes, des ostéonécrose aseptiques, de même qu'une meilleure utilisation des antimétabolites a fait disparaître les agranulocytoses. Les antiviraux permettent de contrôler des situations autrefois perdues.
Mais la transplantation reste encore une thérapeutique sophistiquée, avec les risques de la chirurgie vasculaire et urologique à réaliser chez des sujets en survie artificielle depuis des années, et qui seront soumis à une immunosuppression permanente.
Les complications rénales peuvent être d'installation rapide : c'est l'insuffisance rénale aiguë post-transplantation, dont les causes sont multiples (hypovolémie, ischémie, rejets, toxicité médicamenteuse, obstacle sur la voie excrétrice), qui nécessitera la mise en jeu de moyens d'investigation complexes. Le rejet, hyperaigu, aigu ,accéléré, ou chronique, reste l'obstacle à surmonter. Les complications chirurgicales sont devenues rares. L'atteinte glomérulaire, récidives de la maladie rénale primitive ou glomérulonéphrite de novo, posent de difficiles problèmes diagnostiques.
Les complications extra-rénales sont d'origine variée.Les complications infectieuses dépendent, pour l'essentiel, de l'intensité de l'immunosuppression. Les complications cardio-vasculaires, hépatiques, ostéo-articulaires, font intervenir ce facteur iatrogène, mais aussi des données préalables à la greffe et propres au malade.D'autres complications sont autant de facteurs de morbidité. Le risque de cancer justifie une surveillance tout au long de la vie du transplanté.