Dialyseurs
Dialyseurs en plaques : Les modèles à plaques à usage répété, ou rein de Kiil modifié, ne sont utilisés que par des équipes spécialisées. Par dialyseurs à plaque, on entend les modèles jetables : ils sont constitués de plusieurs compartiments sang et liquide de dialyse, placés en parallèle, séparés par la membrane qui est placée sur des structures de soutien rigides. Le sang circule entre les couches de membranes, le dialysat circule à contre-courant autour des structures de soutien. Les résistances sont faibles, et l'ultrafilration est facile à contröler.
Dialyseurs à fibres creuses ou "reins capillaires" : ils sont constitués par un faisceau d'environ 10.000 à 15.000 fibres creuses, ou capillaires, aussi fin que des cheveux, d'un diamètre interne de l'ordre de 200 à 300 microns, et d'une épaisseur membranaire de 10 à 40 microns. Le faisceau de fibres est maintenu dans une coque plastique cylindrique rigide. Le sang circule à l'intérieur des capillaires, et le dialysat s'écoule à contre-courant à l'extérieur des fibres. L'importance de la surface de dialyse (en général 1,5 m2, correspondant à la surface de filtration glomérulaire de l'adulte normal), le fait que la gaine de plastique ne peut pas se distendre, le peu d'encombrement de ce type de dialyseur ( cylindre de plastique de 20 cm de haut sur 5 cm de diamètre), enfin sa facilité d'utilisation en font le matériel le plus utilisé.
Les dialyseurs à hautes performances : on a cherché à augmenter la performance des dialyseurs dans le but d'accroitre l'épuration des solutés : non seulement les petites molécules comme l'urée et la créatinine, mais aussi les moyennes molécules qui seraient les vraies toxines urémiques. L'épuration de ces moyennes molécules est fonction non pas tant de la durée de la séance d'hémodialyse que de la surface de la membrane et de son coefficient de perméabilité.
Ils sont donc de 2 types : soit leur surface est augmentée ( jusqu'à 2m2 ), soit la membrane a une perméabilité maximale ( avec un coefficient de perméabilité allant jusqu'à IOO/ml/heure/mmHg).Un contrôle très précis de l'ultrafiltration est indispensable pour éviter les accidents dûs à une dialyse trop brutale.Ces dialyseurs à hautes performances ont permis d'écourter la durée de la séance de dialyse sans en altérer l'efficacité. Les progrès de la technologie ont suscité la fabrication de matériels intermédiaires entre les dialyseurs à hautes performances et les dialyseurs standards, le but étant de donner à chaque malade le système de dialyse le mieux adapté.
Réutilisation : Le dialyseur, livré stérilisé (chaleur, rayons gamma, oxyde d'éthylène), est en général à usage unique. Mais le coùt élevé de chaque dialyseur a posé le problème de leur réutilisation . Il est possible de les réutiliser, la stérilisation étant faite manuellement ou par des systèmes automatisés. Mais cette réutilisation exige du personnel et des locaux supplémentaires pour que la stérilisation et le stockage du matériel soient faits dans les meilleures conditions pour éviter les incidents possibles ( réinjection au malade de traces des produits désinfectants, altération de la biocompatibilité entre membrane et sang) : ce qu'on gagne d'un cÙté peut être perdu de l'autre, et la réutilisation est souvent déconseillée, voir interdite comme en France.
| membrane de dialyse | structures biochimiques | propriétés | biocompatibilité | dialyseur | performances |
| réutilisation | dialysat | traitement de l'eau | contaminant | systèmes de contrôle | variantes |