GLOMERULONEPHRITES
D.Fries, (mise à jour janvier 2004)
Les glomérulonéphrites sont à l'origine de 20% à 25% des insuffisances rénales chroniques. Leur étiologie reste souvent imprécise, d'où le nom habituellement utilisé de glomérulonéphrites "primitives" ou "idiopathiques".Elles doivent en effet être distinguées des atteintes glomérulaires au cours de maladies générales (diabète sucré, lupus, amylose, vascularites,etc...). On remarquera que le groupe des GN primitives tend à s'amenuiser au profit d'étiologies nouvelles au fur et à mesure que les procédés d'investigations néphrologiques se perfectionnent . La somme de ces deux groupes, réunis sous le vocable de "néphropathies glomérulaires" représente environ 40% des étiologies de l'insuffisance rénales chronique.
Survenant souvent dans un contexte de maladie infectieuse mal individualisée, l'incidence des glomérulonéphrites a heureusement diminué du fait de l'antibiothérapie. Leur physiopathologie met en jeu un mécanisme immunologique et les immunosuppresseurs ont une certaine efficacité. Ces 2 éléments font des glomérulonéphrites une des cibles d'une politique de prévention des maladies rénales.
Les symptômes suivants, isolés, ou encore mieux associés, sont évocateurs d'une atteinte glomérulaire :
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Ces symptômes se présentent sous 5 formes possibles : * trois grands syndromes cliniquement extériorisés: le syndrome néphrotique, le syndrome néphritique, le syndrome de glomérulonéphrite rapidement progressive; * un syndrome cliniquement latent associant microhématurie et protéinurie; * une tableau de glomérulonéphrite chronique, dominé par l'hypertension artérielle et l'insuffisance rénale, risque potentiel de toutes les formes d'atteinte glomérulaires.
A côté de l'entité bien connue de la glomérulonéphrite aigue post-streptococcique (GNA), la biopsie rénale individualise les différentes formes de glomérulonéphrites : lésions glomérulaires minimes (LGM), hyalinose segmentaire et focale (HSF), dépôts mésangiaux d'IgA (GNIgA), extramembraneuse (GNEM), membranoproliférative (GNMP), rapidement progressive avec croissants épithéliaux (GNRP). Chacune de ces lésions est le plus souvent idiopathique, et l'on parle de glomérulonéphrites "primitives". Mais chacune de ces lésions peut également être "secondaire" induite par une étiologie précise. Le tableau suivant en rappelle les plus importantes :
| TYPE DE LESIONS | PRIMITIVES | SECONDAIRES |
| GN à lésions glomérulaires minimes (LGM) |
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| GN avec hyalinose segmentaire et focale (HSF) |
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| GN à dépôts mésangiaux d'IgA (GNIgA) |
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| GN extramembraneuse (GEM) |
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| GN membranoproliférative(GNMP) |
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| GN rapidement progressive (GNRP) |
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à consulter
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