NEPHROPATHIES TUBULO-INTERSTITIELLES CHRONIQUES (NTIC)
Les NTIC sont caractérisées par :
Les NTIC sont à l'origine de 25% à 30% des insuffisances rénales chroniques.
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Signes cliniques et biologiques des NTI chroniques
Malgré la diversité des étiologies et de la présentation clinique, les NTI chroniques possèdent certains caractères communs qu'il importe de mettre en évidence chez tout sujet présentant une insuffisance rénale de cause inconnue en première approximation.
Caractéristiques cliniques :
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L' hypertension artérielle est rare, du fait de la diminution de la réabsorption du sodium par le tube distal. Dans les formes chroniques, même au stade tardif de l'insuffisance rénale, cette tendance à la perte de sel peut devenir prédominante et réaliser le tableau particulier de la "néphrite avec perte de sel" : chez un sujet présentant une insuffisance rénale chronique modérée et jusque là bien tolérée, on observe une aggravation subite de la fonction rénale ; à l'examen on constate que la tension artérielle est anormalement basse pour un sujet urémique, et le tableau d'une déshydratation extra-cellulaire est parfois évident avec hypotension orthostatique et signes cutanés; la natriurèse est importante; à l'intérogatoire on note souvent l'introduction abusive d'un régime sans sel. La recharge en sel, à faire rapidement par voie intraveineuse, rétablit la filtration glomérulaire et corrige la perte de sel, facteur de décompensation de l'insuffisance rénale.
Polyurie et nycturie sont dues à la diminution du pouvoir deconcentration en rapport avec les lésions prédominant dans la médullaire.
Caractéristiques biologiques :
La protéinurie est faible, de type tubulaire, parfois intermittente ou absente, Le sédiment urinaire est pauvre : leucocyturie, pyurie stérile, cylindres leucocytaires. Des examens complémentaires mettent en évidence les anomalies tubulaires:
atteinte prédominante du tube
proximal (métaux lourds,
myélome, maladies immunologiques) : acidose
tubulaire proximale type II, avec diminution de la
réabsorption :
atteinte prédominante du tube distal (obstruction urinaire, hypercalcémie, maladies immunologiques, maladies granulomateuses,drépanocytose) : acidose tubulaire distale type I
atteinte prédominante de la médullaire/papille (analgésiques, drépanocytose, hyperuricémie, hypercalcémie, maladies granulomateuses, pyélonéphrite) : diabète insipide néphrogénique |
Chez un malade qui présente une insuffisance rénale chronique, ces signes d'atteinte tubulaire peuvent passer inaperçus à moins de les rechercher systématiquement. En dehors de l'absence d'hypertension artérielle, l'attention doit être attirée par une protéinurie faible, parfois intermittente, de type tubulaire avec ß2-microglobulinurie. Un autre marqueur de l'atteinte tubulaire est l'élévation de l'excrétion urinaire d'enzymes (N-acétyl-glucosaminidase, alanine-aminopeptidase, lysozyme, lactate-déshydrogénase,etc...), dont la fiabilité a été cependant discutée. L'identification par anticorps monoclonaux des antigènes tubulaires dans les urines pourrait être une voie d'avenir. Mais avec l'aggravation de l'insuffisance rénale, cette séméiologie tubulaire s'estompe, la protéinurie s'accentue en rapport avec l'apparition de lésions glomérulaire sclérosante et focale. Le diagnostic est fait par la biopsie rénale.