DIVERS
phénindione : accident très rare, du type
néphrite interstitielle aigue (NIA) immuno-allergique, avec
insuffisance rénale aigue survenant 1 à plusieurs semaines
après le début du traitement anticoagulant, associée aux
signes extra-rénaux d'une syndrome d'hypersensibilité. La
corticothérapie a été utilisée pour écourter la période
d'insuffisance rénale.
allopurinol : soit NIA, soit atteinte vasculaire
aigue avec manifestations cutanée et rénale.
dextran : les perfusions de trop grandes
quantités de dextran (> 500ml/j) peuvent provoquer une
insuffisance rénale aigue avec néphrose osmotique.
On rappelle
- les cas d'insuffisance rénale aigue sous inhibiteurs
de l'enzyme de conversion chez des sujets ayant une
sténose de l'artère rénale, en général sur rein
unique (rein transplanté, rein fonctionnellement unique
après thrombose de l'artère rénale controlatérale),
ou insuffisance rénale modérée en situation
d'hypovolémie. Des cas identiques ont été rapportés
avec les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine
(losartran).
- les cas de lithiase médicamenteuse :
sulfamides,allopurinol, quinolones, acétazolamide,
triamtérène, glafénine, piridoxilate,silicates ou
hydroxydes d'aluminium
- surtout les cas d'atteinte glomérulaire au cours des
traitements par les sels d'or ou D-pénicillamine
(glomérulonéphrite extra-membraneuse, syndrome
néphrotique à lésions glomérulaires minimes).
- enfin les états pathologiques induits par certains
médicaments : vascularite d'hypersensibilité, surtout
lupus induits.
| Messiaen T., Ronco P., Rossert J. :
Glomérulopathies médicamenteuses. Néphrologie
1998;19:7 |