ATTEINTE CARDIO-VASCULAIRE
(mise à jour janvier 2002)
Les complications cardio-vasculaires sont un des chapitres
majeurs de l'IRC, car elles sont à l'origine de plus de la
moitié des décès des malades, qu'ils soient dans la phase
prédialytique ou dans la phase des traitements de suppléance
par dialyse ou transplantation..
L'hypertension artérielle, l'athérosclérose et l'état
urémique sont les 3 grands vecteurs additionnant leurs effets à
l'origine des nombreuses manifestations cliniques de
l'atteinte cardiaque et de l'artériopathie périphérique :
cette dernière est envisagée dans le document "calcifications métastatiques".
Hypertension artérielle
: seuls les patients atteints de néphrite interstitielle
chronique , soit environ 20% des IRC, sont normotendus jusqu'à
un stade très avancé de leur maladie du fait des lésions
médullaires avec perte de sel. Mais tous les autres malades,
soit 80% des sujets atteints d'IRC présentent une HTA dont
l'effet nocif est considérable : d'une part elle est un des
facteurs de progression de l'insuffisance rénale en
surimposant ses lésions propres à celles de la néphropathie
initiale, d'autre part elle altère tout le système
vasculaire par ses effets hémodynamiques et par son action
favorisant l'athérome. Elle est donc une des causes premières
de morbidité et mortalité des urémiques chroniques, qu'il
s'agisse de la période avant ou après dialyse. Plusieurs
facteurs sont à l'origine de cette HTA :
- surcharge en eau et sel : la capacité des reins à
excréter l'eau et le sel diminue parallèlement à la
progression de l'IR, d'où une surcharge hydrosodée
surtout dans l'espace extra-cellulaire.
- stimulation du système rénine-angiotensine-aldostérone
malgré la surcharge sodée : elle peut être secondaire
à une ischémie glomérulaire (glomérulonéphrites,
néphroangiosclérose), ou à une perturbation du
rétro-contrôle tubulo-glomérulaire au niveau de la
macula densa : la sécrétion de rénine n'est plus
inhibée de façon appropriée en présence d'une
surcharger hydrosodée.
- d'autres facteurs pourraient être en cause : * rôle du
système nerveux sympathique, les taux de noréadrénaline
étant généralement élevés, *déficit du système des
prostaglandines ou du facteur natriurétique atrial.
Athérosclérose
: l'athérome artériel se définit par l'infiltration
lipidique sous-endothéliale des troncs artériels,
avec calcifications secondaires. Le fait important est que
plus de la moitié des décès d'origine cardio-vasculaire sont
la conséquence de lésions athéromateuses : infarctus du
myocarde, cardiopathie ischémique, artérite des membres
inférieurs, infarctus cérébral ou mésentérique, anévrisme
aortique.
A l'origine de cet athérome, on retrouve les facteurs de
risque habituels notés dans la population générale :
hypertension artérielle, diabète sucré, dyslipidémie, âge.
On insiste beaucoup sur le tabagisme, dont l'effet néfaste est
augmenté chez l'urémique : la rétention de nicotine
réduit la fonction rénale et stimule la production de radicaux
oxygénés libres favorisant la peroxydation lipidique déjà
accrue chez l'urémique. Le sexe masculin et la race blanche sont
également des facteurs de risque.
Mais l'athérome est également favorisé par des facteurs de
risque propre à l'état urémique. Les différentes études
épidémiologiques réalisées confirment que c'est bien l'état
urémique qui, par rapport à une population comparable non
urémique, facilite, "accélère" l'apparition de cet
athérome qui est présent dès les premiers stades de l'IRC et
qui n'est donc pas, comme on l'avait d'abord envisagé, la
conséquence de la seule dialyse : en prolongeant la vie des
malades, la dialyse ne fait que permettre l'expression de
cet athérome. A titre d'exemple, on peut retenir que
l'incidence annuelle de survenue des premiers infarctus du
myocarde est de 3 à 5 fois plus élevée, à âge égal, chez
les patients urémiques que dans la population générale, qu'il
s'agisse de la période prédialytique ou dans la période
dialytique(P.Jungers).
Avant la période de dialyse, dans une étude multicentrique
réalisée récemment en Ile- de -France portant sur 1040 adultes
ayant commencé la dialyse en 1998, 32,7% avaient des
antécédents d'accidents liés à l'athérome. Aux Etats-Unis,
différentes séries rapportent 40% à 50% d' atteinte
coronarienne ou artérielle périphérique chez les sujets pris
en dialyse. Au Japon, une coronarographie systématique en début
de dialyse révèle une sténose significative chez 62% des
sujets avec ou sans séméiologie angineuse. Cette prévalence
est encore plus élevée chez les sujets diabétiques ou
présentant une néphropathie vasculaire.
Chez le dialysé, plus de la moitié des décès de
cause cardio-vasculaire sont en rapport avec l'athérome :
infarctus du myocarde (responsable de 20% des décès),
cardiopathie ischémique, artérite des membres inférieurs,
infarctus cérébral ou mésentérique, liste à laquelle on peut
ajouter les morts subites par arrêt cardiaque. Au cours
des années de dialyse, on observe la survenue des différentes
manifestations d'athérome chez les malades préalablement
indemnes, par exemple 12% de cardiopathies ischémiques en 41
mois de dialyse dans une série canadienne.
Cette notion que l'athérome "accéléré" est le
résultat de l'état urémique et non pas de la dialyse est
corroborée par la constatation très importante qu'une prise en
charge néphrologique précoce est capable de diminuer
significativement la prévalence de l'atteinte cardio-vasculaire
notée en début de dialyse (P.Jungers), du fait d'un meilleur
contrôle des différent facteurs de risque liés à l'état
urémique (cf. plus loin).
Etat urémique :
certains facteurs spécifiques de l'état urémique vont
amplifier le rôle de l'hypertension artérielle et de
l'athérome:
- anémie : elle est un facteur de risque bien identifié
d'HVG et de mortalité de cause cardiaque, confirmé par
l'action bénéfique de l'érythropoiétine
- équilibre phospho-calcique expliquant que les lésions
coronariennes des sujets urémiques sont
particulièrement riches en calcium par apport aux
lésions athéromateuses des sujets non-urémiques
- dyslipidémie : favorisée par l'état urémique, elle
associé une élévation des triglycérides, une
concentration normale ou élevée du cholestérol LDL et
une diminution de celle du cholestérol HDL avec
diminution des apolipoporotéines A I et A II,
augmentation de l'apo B. La lipoprotéine a (Lp a) est
élevée, facteur particulier de risque athérogène.
- hyperfibrinémie : elle entraîne une modification des
fonctions des cellules endothéliales avec une
augmentation de la concentration plasmatique de
l'inhibiteur de type I de l'activateur du plasminogène
d'où une réduction de l'activité fibrinolytique.
L'hyperfibrinémie est notée significativement élevée
chez les sujets prédialysés ou dialysés qui ont eu un
accident cardio-vasculaire.Il existe une relation
étroite entre tabagisme et hyperfibrinémie.
- hyperhomocystéinémie : marqueur du risque d'athérome
dans la population générale, elle est notée dès un
stade précoce de l'IRC. Elle entrainerait de nombreuses
modifications du métabolisme cellulaire, en particulier
au niveau de l'endothélium, d'où son rôle
favorisant l'athérogénèse. L'altération du
métabolisme de l'homocystéine (acide aminé dérivé du
métabolisme de la méthionine) est due au déficit en
folate, vitamine B12 et B6, qui normalement interviennent
dans sa régulation.
- hyperphosphorémie : par le biais des calcifications
vasculaires et des valves cardiaques, l'élévation de la
phosphorémie est un facteur de mort cardio-vasculaire.
- facteurs vasoconstricteurs : l'élévation de
l'endothéline vasoconstrictive et l'inhibition de la
synthèse du monoxyde d'azote (NO) vasodilatateur sont
notées chez l'urémique.
- stress oxydant : défini comme la rupture de l'équilibre
entre la génération d'oxydants et l'activité des
systèmes antioxydants, le stress oxydant est noté dès
les premiers stades de l'IRC, et il est fortement majoré
par les phénomènes de biocompatibilité des membranes
au moment de la dialyse. Son résultat est une
augmentation de la concentration plasmatique des produits
de la peroxydation lipidique et de l'oxydation avancée
des protéines. Altérant l'endothélium vasculaire,
attirant les macrophages et déclenchant une réaction
inflammatoire, ces molécules favorisent
l'athérogénèse accélérée.
- réaction inflammatoire : dès les premiers stades de
l'IRC, on note un état inflammatoire chronique dû à
l'activation des monocytes/lymphocytes avec
production de cytokines pro-inflammatoires (TNF alfa et
IL-I ) favorisant le stress oxydant. Tous ces stimulants
sur les cellules endothéliales vont aboutir à la
production de tissu fibreuix sous-intimal et à la
prolifération des cellules musculaires lisses.
L'hypoalbuminémie, facteur prédictif de mortalité chez
le dialysé, serait le témoin de cet état
inflammatoire, du fait de la diminution de sa synthèse
hépatique au cours de la phase inflammamtoire aigue
(alors que la synthèse de CRP et de fibrinogène est
augmentée), la malnutrition intervenant également dans
cette hypoalbuminémie.
Atteinte cardiaque :
présente chez 80% des malades, manifestée cliniquement par un
angor, une insuffisance cardiaque, des troubles du rythme,
elle est la conséquence de tous ces mécanismes dont
l'association explique la complexité des situations cliniques
:
- cardiopathie ischémique : secondaire à
l'hypertension artérielle, l'hyperlipidémie, le
tabagisme, le diabète, l'hyperhomocystéinémie,
l'atteinte des coronaires est fréquente, pouvant être
latente cliniquement, avec son risque majeur d'infarctus
du myocarde : 40% des décès des malades dialysés sont
dus à un infarctus. Dans la perspective d'une
angioplastie ou d'une intervention chirurgicale, la
coronarographie est l'examen préalable nécessaire, mais
l'injection de produit iodé risque de décompenser la
fonction rénale. La scintigraphie myocardique,
examen non invasif, a le grand intérêt de sélectionner
les malades chez lesquels la coronarographie est
indispensable. Car une sténose justifiant un geste
thérapeutique n'est pas toujours objectivée,
l'ischémie pouvant être en rapport avec la
cardiomyopathie urémique.
- cardiopathie hypertensive avec
hypertrophie et dilatation ventriculaire gauche, en
rapport ave l'HTA, la surcharge volémique,
l'augmentation du débit cardiaque (anémie, fistule
artérioveineuse). On a insisté sur le rôle de la
rigidité des gros troncs artériels, dont la
distensibilité est diminuée, obligeant le ventricule
gauche à produire un effort supplémentaire pendant
l'éjection de façon à maintenir la perfusion
tissulaire.
- cardiomyopathie urémique : son
individualité a été très discutée, mais on admet
actuellement l'existence d' altérations fonctionnelles
des cellules myocardiques en rapport avec l'état
urémique : tous les facteurs mentionnés dans
l'état urémique, en particulier l'hyperparathyroidie,
les calcifications métastatiques,
l'hyperhomocystéinémie, la malnutrition, le stress
oxydant, sont à l'origine d'une fibrose interstitielle
du myocarde, avec raréfaction des microvaisseaux,
réduction de la réserve vaso-dilatatrice coronaire,
déficit d'utilisation de l'oxygène par le myocarde,
aggravé par l'anémie.
L'insuffisance cardiaque congestive est l'aboutissement
de ces différents facteurs : elle se manifeste par une
dyspnée d'effort, des épisodes d'oedème pulmonaire, des
incidents d'hypotension au cours des séances de dialyse. Chez
les sujets candidats à une dialyse, l'échographie cardiaque
montre comme dénominateur commun une augmentation modérée
du diamètre du VG et une augmentation plus marquée de son
épaisseur (London), l'évolution se faisant ultérieurement soit
vers une hypertrophie concentrique ( augmentation de la masse et
de l'épaisseur du muscle, sans modification du diamètre,
surtout en rapport avec l'hypertension) ou une hypertrophie
excentrique (augmentation de la masse, avec dilatation mais sans
augmentation de l'épaisseur, surtout due à une surcharge
liquidienne). En pratique, les malades se présentent soit avec
une dysfonction diastolique associée à une hypertrophie
ventriculaire gauche, ceci dans 2/3 des cas, soit, à un stade
plus évolué, avec une dysfonction systolique et dilatation du
ventricule gauche. Ces malades sont particulièrement sensibles
à une surcharge hydro-sodée, responsable de mortalité
peri-opératoire et de mort subite. Chez les dialysés, une
minime diminution de la pression de remplissage effondre le
volume d'éjection systolique, donc le débit cardiaque, d'où
une hypotension perdialytique en cas d'ultrafiltration trop
rapide.
Deux autres complications cardiaques peuvent survenir chez
le malade dialysé:
- Péricardite urémique : une meilleure surveillance des
malades en IRC terminale, incluant une échographie
cardiaque, conduit à une dialyse plus précoce et
a pratiquement fait disparaître cette manifestation
classique du syndrome urémique, en rapport avec la
surcharge hydro-sodée à l'origine d'un épanchement
séro-fibrineux ou séro-hémorragique. Cette
péricardite associait douleur thoracique,
frottement péricardique en général transitoire,
augmentation du rapport cardio-thoracique, et on
décrivait de rares formes de tamponnade donnant
une insuffisance cardiaque aigue avec dyspnée et
collapsus, nécessitant une ponction en urgence.
Actuellement, cette péricardite n'est observée que chez
les malades dialysés, mais insuffisamment dialysés, le
liquide péricardique d'abord de type exsudatif pouvant
devenir hémorragique du fait de l'héparinisation
réalisée au cours des séances de dialyse. Si
l'épanchement est d'importance modérée, une dialyse
quotidienne sans héparinisation permet en quelques jours
de le faire disparaître. S'il est plus abondant avec
risque de tamponnade, un drainage chirurgical est
nécessaire.
- Calcifications valvulaires : la calcification de l'anneau
mitral ou des valves aortiques, en rapport avec
l'hyperparathyroidie secondaire, peut survenir après
plusieurs années de dialyse, et peut conduire à un
geste chirurgical.
Traitement
1.Le contrôle de l' HTA est un des
éléments essentiels du traitement de l'IRC avec pour but la
prévention de l'HVG, la réduction du risque induit par les
lésions d'athérome, en particulier les accidents vasculaires
cérébraux, sans oublier son rôle néphro-protecteur surtout
chez les sujets protéinuriques. Les recommandations
actuelles sont les suivantes : la pression artérielle doit être
ramenée < 130/85 mmHg , et même à 125/75 mmHg chez les
sujets ayant une protéinurie > 1 gr/24h. Ce traitement
associe :
- le contrôle de l'inflation hydrosodée par un régime de
restriction sodée,< 6-4 gr de Na/ jour associé à
des diurétiques: les thiazidiques étant
inefficaces à partir d'une clearance de la créatinine
< 30ml/min, et les épargneurs de potassium
étant contre-indiqués (risque d'hyperkaliémie), on
utilise les diurétiques de l'anse, furosémide ou
bumétamide : par exemple Lasilisx® 20 à 40 mg/jour, à
augmenter parallèlement à la progression de l'IR.
- la prescription d'antihypertenseurs : les inhibiteurs de
l'angiotensine II sont à prescrire en première
intention, soit inhibiteurs de l'enzyme de conversion
(IEC), soit antagonistes des récepteurs de
l'angiotensine, avec les précautions d'usage chez les
sujets âgés, diabétiques ou présentant d'évidentes
lésions athéromateuses : la recherche systématique
d'une sténose de l'artère rénale est alors une mesure
de prudence, l'IEC risquant en cas de sténose d'entraîner une aggravation rapide de l'IR. Pour
normaliser la pression artérielle, il sera souvent
nécessaire d'associer à l'IEC - et au diurétique -
d'autres antihypertenseurs en commençant par les
antagonistes calciques ( de la série verapamil
-diltiazem); si la pression artérielle n'est toujours
pas réduite, et si le malade est tachycarde (pouls >
84/min), l'utilisation d'un bêta-bloquant sera très
utile.. Plutôt que d'utiliser un seul produit à dose
importante, avec le risque d'effet secondaire majoré en
raison de l'IR, on associera différent classes
d'antihypertenseurs pour bénéficier d'une action
synergique, mais à doses modérées pour éviter les
effets secondaires.
Chez le sujet dialysé, le contrôle de l'inflation
hydrosodée est le préalable indispensable : le retour au poids
de base, même en l'absence d'oedèmes, et le maintien du
"poids sec" , est l'objectif d'une ultra-filtration
bien conduite; ce contrôle suffit à normaliser la TA chez la
moitié des dialysés. En cas d'HTA persistante, on utilisera les
mêmes produits que dans la période pré-dialyse. Chez les
sujets qui ont encore une diurèse, le furosémide "forte
dose" permet de la maintenir pendant un certain temps, mais
cet effet s'épuise peu à peu. Les inhibiteurs de l'angiotensine
II restent en première ligne, d'autant qu'ils ont un effet sur
l'hypertrophie ventriculaire gauche. La posologie exacte
doit tenir compte des règles publiées pour l'utilisation des
différents produits en fonction de l'insuffisance rénale.
2. Insuffisance cardiaque : le contrôle de
l'HTA, en particulier de la surcharge hydrosodée, le contrôle
de l'anémie sont indispensables pour limiter le développement
de l'HVG.Les antagonistes calciques bradycardisants et les
bêta-bloquants sont conseillés. Chez le dialysé,
l'ultra-filtration trop rapide doit être évité, et sont
contre-indiqués les digitaliques en raison du risque d'asystolie
syncopale par réduction du remplissage ventriculaire.
On a montré que par un traitement approprié, il est possible
d'obtenir une régression de l'HVG, qu'il s'agisse de la période
prédialyse, de la période sous dialyse, ou des suites d'une
transplantation
3.l'atteinte coronarienne : les différentes
techniques de revascularisation sont utilisées . Qu'il s'agisse
d'angioplastie ou de pose d'un stent, les résultats immédiats
sont satisfaisants, mais le taux de récidive après angioplastie
est supérieur à celui noté après pose de stent. Un traitement
d'avenir pourrait être la pose de stent imprégné de rapamycine
(sirolimus) qui est doué d'un effet antiprolifératif et
antiathéromateux. Les indications de revascularisation
chirurgicale sont surtout discutées chez les sujets candidats à
une transplantation rénale.
4. Le contrôle des différents facteurs de risque :
- tabagisme : l'arrêt du tabac, avec toutes sa
problématique bien connue, est un impératif chez
l'insuffisant rénal chronique.
- produit calcium-phosphore : les lésions coronariennes
étant particulièrement riches en calcium, un contrôle
de l'équilibre phophate-calcium est nécessaire
- dyslipidémie :
- les statines doivent être utilisées en cas
d'élévation du cholesterol-LDL, les
fibrates en cas d'hypertriglycéridémie
(> 2mmol/l) prédominante; la surveillance de
la créatinine phosphokinase (CPK) est
indispensable (les fibrates sont éliminés par
le rein) pour prévenir la survenue d'une
rhabdomyolyse, et il est souvent conseillé de
commencer le traitement à
demi-dose.
- les prescriptions diététiques sont nécessaires
(diminution des graisses saturées et des sucres
d'absorption rapide) de même que le maintien
d'un minimum d'activité physique
- chez les sujets hémodialysés, en particulier
les diabétiques, l'utilisation de membranes type
polysulfone ou AN69, qui ont un pouvoir
d'adsorption des apolipoprotéines, pourrait
être une mesure utile.
- hyperhomocystéinémie : la prescription d'acide folique
, 2 à 5 mg/24h , ou de vitamine B12 est recommandée
- facteurs thrombogènes : l'aspirine, comme anti-agrégant
plaquettaire, est conseillée, à dose faible (50-100
mg/24h).
- stress oxydant : l'apport en vitamine E semble utile; le
régime du type "méditerranéen", riche en
lipides monoinsaturés et la consommation de vin rouge riche en flavonoïdes antioxydants, est tout à fait
recommandable chez l'urémique.
- Goldsmith D.J.A., Covic A. : Coronary artery
disease in uremia : etiology, diagnosis and
therapy.Kidney Int. 2001:60:2059
- Jungers P., Khoa T.N., Joly D., et al :
Complications liées à l'athérosclérose dans
l'insuffisance rénale chronique :
épidémiologie et facteurs prédictifs.
Actualités néphrologiques Jean Hamburger de
l'hôpital Necker 2000. p. 1-34. Flammarion
(Paris) 2000
- USRDS 1999 annual data report. Am.J.Kidney
Dis. 1999; 34 : S 22
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